La Corée du Nord annonce avoir testé un missile hypersonique

Cette photo, fournie par le gouvernement nord-coréen, montre le lancement d’un missile dit hypersonique, le 5 janvier 2022.

La Corée du Nord a qualifié, en 2021, les missiles hypersoniques comme « premières priorités » de son plan quinquennal. Elle n’a pas tardé à le confirmer en 2022. L’agence officielle nord-coréenne KCNA, a rapporté, jeudi 6 janvier, que Pyongyang a procédé, la veille, à un tir d’essai qui transportait une « ogive hypersonique » qui a « atteint avec précision une cible à 700 km de distance », selon KCNA.

L’agence n’a pas précisé la vitesse du projectile tiré et les pays voisins n’ont pas publié d’estimation, mais les missiles hypersoniques atteignent généralement Mach 5, soit cinq fois la vitesse du son.

Le lancement a permis de « reconfirmer le contrôle de vol et la stabilité du missile en phase de vol actif et d’évaluer les performances de la nouvelle technique de mouvement latéral appliquée à l’ogive hypersonique détachée », a précisé KCNA. Le test a également permis de vérifier le « système d’ampoule de carburant dans des conditions météorologiques hivernales », a ajouté l’agence.

Lire l’analyse : Article réservé à nos abonnés Le dernier tir de missile par la Corée du Nord refroidit les initiatives diplomatiques en cours

C’est la seconde fois que la Corée du Nord fait état d’un tir de missile hypersonique, une arme sophistiquée qui atteste des avances de l’industrie de défense nord-coréenne. Après l’essai du Hwasong-8 en septembre 2021, l’armée sud-coréenne a estimé que le missile en était aux premiers stades de son développement.

Des missiles plus rapides et plus maniables

Ce type de missile est plus rapide et plus maniable qu’un missile standard, ce qui le rend plus difficile à intercepter pour les systèmes de défense, pour lesquels les Etats-Unis dépensent des milliards de dollars. En fonction de leur conception, les missiles supersoniques peuvent transporter des ogives conventionnelles ou nucléaires et peuvent modifier l’équilibre stratégique.

Mercredi, la Corée du Sud et le Japon avaient détecté un tir par Pyongyang de projectile non identifié, qui serait un missile balistique, dans la mer située à l’est de la péninsule (mer du Japon, ou mer de l’Est selon l’appellation coréenne). Les Etats-Unis ont condamné ce tir qui selon eux « viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et représente une menace pour les voisins de la Corée du Nord et la communauté internationale ».

Ce premier essai d’armement en 2022 suit une année de tests majeurs malgré le grave impact de la pandémie sur l’économie du pays. La crise n’a pas affecté les programmes militaires et Pyongyang continue le développement de son arsenal, a dévoilé un rapport de l’ONU en octobre. Mais dans, le pays, l’inquiétude d’une grave crise alimentaire s’est accentuée et un expert des droits de l’homme des Nations unies a averti en octobre que les personnes les plus vulnérables étaient « menacées de famine ».

Lire aussi Article réservé à nos abonnés La décennie Kim Jong-un, une ère marquée par les menaces et le repli

Le Monde avec AP et AFP

via LeMonde

A lire aussi

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Instagram

#LuBess