La Norvège annule son contrat de 14 hélicoptères européens NH90 et demande un remboursement


Un NH90 de la Bundeswehr, en 2011, à proximité de Hanovre.

« Nous avons un hélicoptère qui ne fonctionne pas comme il le devrait », a déclaré le général Eirik Kristoffersen, qui dirige l’armée norvégienne. Excédée par des retards de livraison et des problèmes de disponibilité, la Norvège a annoncé, vendredi 10 juin, l’annulation d’un contrat de 14 hélicoptères de transport militaire NH90 avec le consortium industriel européen NH Industries (NHI), dont le siège est à Aix-en-Provence.

Malgré une commande passée il y a plus de vingt ans, Oslo a souligné n’avoir reçu que huit exemplaires pleinement opérationnels de l’aéronef construit par NHI détenu à 62,5 % par Airbus Helicopters, à 32 % par l’italien Leonardo et à 5,5 % par le néerlandais Fokker Aerostructures. Le gouvernement norvégien va rendre les 13 hélicoptères déjà livrés et réclame également le remboursement de 5 milliards de couronnes (environ 500 millions d’euros), a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse.

« Malheureusement, nous sommes arrivés à la conclusion que, quel que soit le nombre d’heures travaillées par nos techniciens et le nombre de pièces de rechange commandées, cela ne rendra pas le NH90 capable de répondre aux besoins de l’armée norvégienne », a déclaré le ministre de la défense, Bjorn Arild Gram. Son ministère va commencer « rapidement » un processus pour identifier un modèle alternatif, a précisé le gouvernement dans un communiqué.

Problèmes de fiabilité

Cette annulation est un nouveau revers pour le NH90 après la retraite anticipée du modèle dans l’armée australienne, annoncée en décembre 2021, au profit de l’UH-60M Black Hawk de l’américain Sikorsky.

Outre les retards de livraison – la commande prévoyait au départ une livraison des 14 exemplaires en 2008 – l’armée norvégienne a dénoncé des problèmes de fiabilité, de maintenance et d’obsolescence des pièces.

L’armée norvégienne espérait un temps de vol annuel de 3 900 heures mais, en réalité, celui-ci plafonne à 700, selon le ministère. Les NH90 norvégiens étaient destinés à des missions de garde-côtes et de lutte sous-marine.

Dans un communiqué, NHI a écrit que la décision du gouvernement norvégien d’annuler ce contrat était « sans fondement juridique » et s’est déclaré être « extrêmement déçu ».

Le Monde avec AP, AFP et Reuters

via LeMonde

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