L’ancien chef du Parti travailliste Isaac Herzog élu président d’Israël

Isaac Herzog serre la main de Yariv Levin, le président de la Knesset, le 2 juin 2021, à Jérusalem.

Le travailliste Isaac Herzog, 60 ans, a été élu président de l’Etat d’Israël par les députés, mercredi 2 juin. Il devient le onzième président de l’Etat hébreu et remplace Reuven Rivlin, dont le mandat de sept ans s’achève le 9 juillet, à cette fonction largement honorifique. Il a recueilli le soutien de 87 députés de la Knesset, 26 ayant préféré l’autre candidate, Miriam Peretz, une ancienne enseignante.

M. Herzog, surnommé « Bouji », a passé plusieurs années aux Etats-Unis, au gré des postes occupés par son père, avant de servir comme officier dans les renseignements militaires, puis d’étudier le droit à l’université de Tel-Aviv. Il a été élu pour la première fois au Parlement en 2003 et a ensuite été secrétaire du gouvernement travailliste d’Ehoud Barak, avant de détenir plusieurs portefeuilles ministériels entre 2005 et 2011. Il a pris la tête d’un parti travailliste en crise en novembre 2013.

Pour la résolution du conflit avec les Palestiniens

Par le passé, M. Herzog a milité pour que la résolution du conflit avec les Palestiniens redevienne un élément central du parti travailliste, qui s’en était éloigné. A peine dix jours après sa prise de fonction, en 2013, il rencontrait le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Pendant la campagne de 2015, il avait promis de relancer le processus de paix, interrompu en avril 2014, et même affirmé être prêt à « évacuer » des colonies israéliennes si besoin.

Lors de sa dernière mission en date, il était à la tête de l’Agence juive, une organisation paragouvernementale qui s’occupe notamment de l’immigration juive et des relations avec la diaspora. Il a quitté ce poste, qu’il occupait depuis 2018, pour être candidat à la présidence.

Le nouveau président de l’Etat d’Israël, né en 1960, est l’héritier d’une des plus grandes familles israéliennes. Il marche dans les pas de son père, Chaïm Herzog, chef d’Etat de 1983 à 1993. « Herzog porte sur ses épaules le lourd poids de son héritage familial », écrivait en 2015 le quotidien Haaretz, parlant d’une version israélienne des Kennedy.

Son père, d’origine irlandaise, a été chef des services de renseignement de l’armée, avant de devenir ambassadeur aux Nations unies, puis sixième président d’Israël. Son oncle, Abba Eban, est un diplomate renommé dans le pays. Il a été en poste à Washington et aux Nations unies, puis a endossé le costume de chef de la diplomatie israélienne, fonction qu’il occupait lors de la guerre des Six Jours, en 1967. Quant à son grand-père, Isaac Halevi Herzog, il fut le premier rabbin ashkénaze de l’Etat d’Israël.

Battu par le premier ministre Benyamin Nétanyahou lors des législatives de 2015, Isaac Herzog accède à la présidence alors que son ancien rival pourrait être renversé par une coalition hétéroclite.

Marié à une avocate et père de trois enfants, il vit à Tel-Aviv, sa ville natale.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Israël, Benyamin Nétanyahou sur la sellette après la défection d’un de ses alliés

Le Monde avec AFP, AP et Reuters

via LeMonde

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