Le contact a été perdu avec un avion transportant 28 personnes dans l’est de la Russie

L’Antonov-26 a été impliqué dans plusieurs crashes dont le dernier en date s’est déroulé le 13 mars quand un avion militaire qui tentait d’atterrir à Almaty, la plus grand ville du Kazakhstan, s’était écrasé, faisant quatre morts.

Tout contact a été perdu avec un avion transportant 28 passagers dans l’est de la Russie, l’Extrême-Orient, ont déclaré, mardi 6 juillet, des agences d’information russes citant les services de sécurité nationaux. L’appareil, un Antonov-26, effectuait la liaison entre Petropavlovsk-Kamchatsky et Palana, dans la péninsule du Kamchatka, lorsqu’il a cessé d’émettre ses signaux de reconnaissance, ont expliqué les agences Interfax et RIA Novosti.

Parmi les 28 personnes à bord se trouvent six membres d’équipage et un ou deux enfants, ont précisé les agences. Deux hélicoptères ont été mobilisés pour rechercher l’appareil qui, selon diverses sources, auraient pu s’abîmer en mer ou s’écraser au sol près d’une mine de charbon proche de Palana.

Impliqué dans plusieurs crashes

L’Antonov An-26 est un avion de transport léger conçu en Ukraine à l’époque soviétique. Long de 24 mètres, il peut voler à une vitesse de croisière de 440 km/h. L’Antonov-26 a été impliqué dans plusieurs crashes dont le dernier en date s’est déroulé le 13 mars quand un avion militaire qui tentait d’atterrir à Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan, s’était écrasé, faisant quatre morts.

En octobre 2020, un Antonov-26 de transport militaire s’était déjà écrasé à l’atterrissage dans l’est de l’Ukraine, faisant 26 morts, pour la plupart des élèves d’une école militaire, et un survivant. Un mois plus tôt, quatre passagers sud-soudanais et trois membres d’équipage russes avait péri dans le crash d’un Antonov-26 d’une compagnie locale près de Juba, la capitale du Soudan du Sud.

La Russie a longtemps souffert d’une mauvaise réputation quant à la sécurité aérienne. Une mauvaise maintenance technique et des règles de sécurité manquant de rigueur ont durablement marqué le secteur aéronautique russe. En mai 2019, l’atterrissage forcé d’un Sukhoi Superjet de la compagnie nationale Aeroflot qui avait pris feu sur la piste d’un aéroport de Moscou avait tué 41 personnes. En février 2018, un AN-148 de Saratov Airlines s’était écrasé peu après son décollage près de Moscou, tuant les 71 personnes à bord. Une enquête avait déterminé qu’une erreur humaine était à l’origine de l’accident.

Le transport aérien est de plus soumis à des conditions de vol souvent difficiles dans les régions reculées de l’Arctique et de l’Extrême-Orient.

Le Monde avec AFP et Reuters

via LeMonde

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