Le coût considérable des inondations en Allemagne

Le cimetière inondé de Erfstadt, en Allemagne, le 17 juillet 2021.

Une semaine après les inondations qui ont causé la mort d’au moins 174 personnes en Rhénanie, selon un nouveau bilan publié mercredi 21 juillet, une estimation donne une idée de l’ampleur de la catastrophe. On la doit à Jörg Asmussen, le directeur général de la Fédération allemande des sociétés d’assurances (GDV). Mercredi, ce dernier a déclaré que les pertes assurées pourraient atteindre de 4 à 5 milliards d’euros.

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« En tenant compte de l’ensemble des dégâts causés par les précipitations, les inondations ou les tempêtes de grêle, cette année devrait être la plus coûteuse depuis 2002 pour notre secteur », a-t-il ajouté. En 2002, année notamment marquée par de spectaculaires inondations dans l’est de l’Allemagne, le montant global des dédommagements versés aux victimes des intempéries avait été de 13,9 milliards d’euros.

De son côté, le gouvernement a commencé à sortir le carnet de chèques. Lors du conseil des ministres, mercredi, une première aide d’urgence de 200 millions d’euros a été adoptée. Destinée à sécuriser les bâtiments et les infrastructures les plus endommagés, ainsi qu’à subvenir aux besoins essentiels des sinistrés les plus précarisés, elle sera complétée par une enveloppe du même montant, financée par les Länder. « L’argent sera versé rapidement et de façon non bureaucratique. Et s’il s’avère qu’il y a besoin de plus, nous donnerons plus », a promis le ministre fédéral des finances, Olaf Scholz, précisant que ce plan d’urgence serait suivi d’un programme de reconstruction de plusieurs milliards d’euros.

La ligne du « quoi qu’il en coûte »

Ces annonces s’inscrivent dans la droite ligne des engagements pris par Angela Merkel. « Nous serons à vos côtés », avait assuré la chancelière, dimanche, dans la petite ville d’Adenau (Rhénanie-Palatinat), au cœur d’une des zones les plus ravagées. « Nous ferons tout pour que l’argent arrive vite. J’espère que ça ne sera qu’une question de jours », avait-elle ajouté, mardi, lors d’un nouveau déplacement dans la région, à Bad Münstereifel (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

Reportage : « On a tout perdu. Mais au moins, il nous reste la vie » : Bad Neuenahr-Ahrweiler, ravagé par les inondations

Si l’expression n’a pas été utilisée, c’est bien l’idée : dans l’aide qu’elles comptent apporter aux victimes des inondations, les autorités allemandes ont choisi la ligne du « quoi qu’il en coûte ». A deux mois des élections législatives, prévues le 26 septembre, cela n’a rien d’étonnant. Pour Angela Merkel, qui s’apprête à quitter le pouvoir après seize ans de chancellerie, faire preuve de générosité est l’occasion de célébrer – en creux – son propre bilan : « Heureusement, l’Allemagne est un pays qui peut faire face financièrement », s’est-elle félicitée, dimanche, à Adenau.

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via LeMonde

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