Le « jour du dépassement » des ressources planétaires, fixé au 29 juillet, revient à son niveau d’avant la crise sanitaire

Une rue de la ville de New York, sous l’effet du confinement pour lutter contre la pandémie liée au Covid-19, en mai 2020.

Le « monde d’après », fantasmé au cœur des confinements pour lutter contre la pandémie due au Covid-19, ressemble finalement à celui d’avant. L’humanité aura consommé, jeudi, l’ensemble des ressources planétaires, le « jour du dépassement de la Terre » revenant ainsi au niveau de 2019, après la brève accalmie de 2020 liée à la crise sanitaire, a averti, mardi 27 juillet, l’ONG américaine Global Footprint Network.

« A plus de cinq mois de la fin de l’année, ce 29 juillet nous aurons épuisé le budget planétaire de ressources biologiques pour 2021. Si nous avions besoin d’un rappel de l’urgence climatique et écologique à laquelle nous sommes confrontés, le “jour du dépassement de la Terre” s’en charge », estime, dans un communiqué, Susan Aitken, responsable politique à Glasgow, la ville qui accueillera la COP26 sur le climat en novembre prochain.

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Cet indice a pour but d’illustrer la consommation toujours plus rapide d’une population humaine en expansion sur une planète aux ressources limitées. Il faudrait ainsi, cette année, 1,7 Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale de façon durable. La date est calculée en croisant l’empreinte écologique des activités humaines (surfaces terrestre et maritime nécessaires pour produire les ressources consommées et pour absorber les déchets de la population) et la biocapacité de la Terre (capacité des écosystèmes à se régénérer et à absorber les déchets produits par l’homme, notamment la séquestration du CO2).

Hausse de l’empreinte carbone de 6,6 %

Le « dépassement » se produit quand la pression humaine dépasse les capacités de régénération des écosystèmes naturels. Il ne cesse, selon l’ONG, de se creuser depuis cinquante ans. Il était ainsi fixé au 29 décembre en 1970, au 4 novembre en 1980, au 11 octobre en 1990, au 23 septembre en 2000 et au 7 août en 2010.

En 2020, cette date avait été repoussée de trois semaines sous l’effet des confinements liés à la pandémie de Covid-19. Le rebond cette année s’explique à la fois par une hausse de l’empreinte carbone de 6,6 % ainsi que par une diminution de la biocapacité forestière mondiale de 0,5 % « due en grande partie au pic de déforestation en Amazonie », selon l’ONG.

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Si l’empreinte carbone liée aux transports reste inférieure aux niveaux antérieurs à la pandémie, celle liée à l’énergie devrait nettement rebondir. « Ces données montrent clairement que les plans de relance de l’ère post-Covid 19 ne peuvent réussir à long terme que s’ils s’appuient sur la régénération et la gestion raisonnée des ressources écologiques », estime Laurel Hanscom, PDG de Global Footprint Network.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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