Le président des Emirats arabes unis est mort


Le cheikh Khalifa Ben Zayed Al Nahyane, à Riyad, le 28 mars 2007.

Il avait accompagné ces deux dernières décennies l’ascension fulgurante de son pays sur la scène internationale. Le président des Emirats arabes unis, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane, est mort à l’âge de 73 ans, ont annoncé vendredi 13 mai les autorités locales.

Le gouvernement de ce pays du Golfe a décrété « un deuil officiel et les drapeaux mis en berne » pour une durée de quarante jours, rapporte l’agence de presse officielle WAM. Les trois prochains jours à compter de vendredi seront par ailleurs non travaillés. Le portrait du président défunt a immédiatement été affiché partout dans les rues, les institutions et même les hôtels de l’émirat.

Rarement vu en public depuis l’AVC dont il a été victime en janvier 2014, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane devrait être remplacé sous peu par son demi-frère, le prince héritier d’Abou Dhabi, Mohammed Ben Zayed, dit « MBZ », qui était déjà considéré comme le dirigeant de facto du pays.

« Khalifa Ben Zayed, mon frère, mon mentor et mon professeur, que Dieu t’accorde sa miséricorde », a déclaré sur Twitter Mohammed Ben Zayed. « Ses positions, ses réussites, sa sagesse, sa générosité et ses initiatives se trouvent dans tous les coins du pays », a-t-il ajouté.

Essor économique

Né en septembre 1948, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane a succédé en 2004 à son père, Zayed Ben Sultan Al Nahyane, président et père fondateur des Emirats arabes unis, riche Etat du Golfe regroupant sept émirats, dont Dubaï et la capitale, Abou Dhabi.

Après l’établissement de la fédération, en 1971, Khalifa Ben Zayed Al Nahyane en a été désigné vice-premier ministre, et a ensuite présidé le Conseil supérieur du pétrole, organisme doté de larges pouvoirs dans le domaine énergétique.

Sous le mandat de Khalifa Ben Zayed Al Nahyane, les Emirats ont connu un rapide essor économique, portés par les richesses pétrolières d’Abou Dhabi, qui concentre 90 % des réserves de la fédération, et l’affirmation de Dubaï comme centre de finance, luxueuse destination touristique ou encore carrefour du transport aérien. Mais, à l’instar de son président, les Emirats sont restés relativement discrets sur la scène internationale, se rangeant généralement derrière son grand allié, l’Arabie saoudite, mastodonte du Golfe et du monde arabe, dont elle reste la première économie.

Selon les observateurs, c’est sous l’impulsion du prince Mohammed Ben Zayed que le pays sort progressivement de son habituelle discrétion, en particulier depuis les années 2010 en gagnant une influence grandissante au Moyen-Orient et en Afrique. Abou Dhabi participe même à des interventions militaires contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, puis au Yémen, aux côtés des Saoudiens, pour combattre les rebelles houthistes, proches de l’Iran.

Le Monde

via LeMonde

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