Le président du Parlement européen, David Sassoli, est mort à 65 ans

David Sassoli, le président du Parlement européen, à Strasbourg, le 7 juillet 2021.

Le président du Parlement européen, le social-démocrate italien David Sassoli, est mort dans la nuit de lundi 10 à mardi 11 janvier en Italie, à l’âge de 65 ans, a fait savoir son porte-parole. « David Sassoli est mort le 11 janvier à 1 h 15 du matin au CRO [centre de référence d’oncologie] d’Aviano, Italie, où il était hospitalisé » depuis la fin de décembre, a annoncé sur Twitter Roberto Cuillo, le porte-parole de David Sassoli. « La date et le lieu des funérailles seront communiqués dans les prochaines heures », a-t-il ajouté.

Lundi dans l’après-midi, Roberto Cuillo avait annoncé l’hospitalisation de David Sassoli, « en raison d’une complication grave due à un dysfonctionnement du système immunitaire » et l’annulation de ses activités officielles.

Ayant souffert par le passé d’une leucémie, M. Sassoli avait déjà été hospitalisé cet automne pour une pneumonie, qui l’avait tenu éloigné du Parlement pendant plusieurs semaines. Le mandat de cet ancien journaliste présentateur de journaux télévisés en Italie, à la tête de l’assemblée depuis 2019, expirait ce mois-ci, à la moitié de la législature quinquennale. Un mandat décroché à la surprise générale par celui qui était entré en politique dix ans plus tôt sous les couleurs du centre gauche et pour lequel il s’est totalement impliqué.

Discrétion et main de fer

Peu enclin aux éclats, mais tenant d’une main ferme les débats dans l’hémicycle, il avait pris la présidence du Parlement européen à l’issue de tractations entre grandes forces politiques et gouvernements pour les présidences des trois institutions européennes. La Commission était allée au Parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne) avec Ursula von der Leyen, le Conseil aux libéraux avec Charles Michel et le Parlement aux socialistes avec David Sassoli.

Sa nationalité, son parti – deuxième composante du groupe social-démocrate –, et sa connaissance de l’institution, dont il a été un des vice-présidents pendant la précédente législature, avaient fait de lui, à la dernière minute, l’homme de la situation.

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Il a vu son mandat de deux ans et demi plombé par la crise sanitaire. Mais l’attention portée à ses équipes, mises en télétravail, son sens de l’organisation, avec un système de vote à distance, et sa capacité à résister aux pressions françaises pour faire revenir les élus à Strasbourg, siège du Parlement, lui ont valu le respect de l’institution. Signe de solidarité en pleine pandémie, il avait mis à disposition les locaux désertés du Parlement, tant à Strasbourg qu’à Bruxelles, pour la préparation de repas destinés aux familles dans le besoin et installer un centre de dépistage du Covid-19.

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Remis d’une leucémie, sa santé a été son talon d’Achille. Gros fumeur et bon vivant, il avait été hospitalisé dans un état sérieux en septembre, en raison d’une pneumonie qui l’avait tenu éloigné du Parlement pendant plusieurs semaines. Le 26 décembre, il avait de nouveau été hospitalisé « en raison d’une complication grave due à un dysfonctionnement du système immunitaire », selon son porte-parole.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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