L’économie et Hongkong au cœur de la session du Parlement chinois

Li Keqiang , le premier ministre chinois, à Chengdu, dans la province du Sichuan, le 24 décembre 2019.

Retour à la normale. Après une année 2020 où le Parlement chinois avait été contraint de décaler sa session annuelle à la fin du mois de mai pour cause de Covid-19, celui-ci se réunira à nouveau début mars, comme cela a toujours été le cas depuis 1985. La Conférence consultative politique du peuple chinois (CPPCC), qui associe symboliquement au pouvoir des représentants de la société tels que les hommes d’affaires et les artistes, fera sa rentrée jeudi 4 mars et l’Assemblée populaire nationale le lendemain. En tout, environ 5 000 délégués sont attendus à Pékin.

Dès vendredi, dans la matinée, le premier ministre, Li Keqiang, présentera son rapport d’activité, indiquant l’état d’esprit des dirigeants chinois, quelques semaines après l’entrée en fonction de Joe Biden à la Maison Blanche.

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Officiellement, l’optimisme est de rigueur. Après avoir mis en scène « la victoire du peuple » contre le virus en septembre 2020, le président, Xi Jinping, a célébré jeudi 25 février « un miracle qu’aucun autre pays n’a pu accomplir en si peu de temps » : la disparition de la pauvreté. Selon les statistiques officielles, le Parti a sorti, en quarante ans, 770 millions de personnes de la pauvreté, dont 100 millions depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013. Certes, il s’agit surtout de la grande pauvreté rurale – Li Keqiang a reconnu, en 2020, que 600 millions de Chinois continuaient de vivre avec moins de 1 000 yuans (environ 128 euros) par mois –, néanmoins c’est un Xi Jinping faiseur de miracles, et donc quasiment déifié, qui va célébrer en grande pompe les 100 ans du Parti communiste chinois, en juillet 2021.

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Nul doute que Li Keqiang reviendra sur ces exploits, tout comme il rappellera que la Chine est l’un des rares pays au monde à avoir connu une croissance économique positive (2,3 %) en 2020. C’est, en fait, sur deux autres sujets que le premier ministre est attendu : les orientations économiques qu’il va donner pour 2021 et au-delà et l’avenir politique de Hongkong.

Problème de répartition de la richesse

En 2020, le pouvoir n’avait, de façon exceptionnelle, pas publié de prévisions de croissance. Renouera-t-il avec la tradition cette année ? De nombreux experts, chinois et internationaux, misent sur une croissance d’environ 8 %. Au-delà, cette session du Parlement chinois est particulièrement attendue, car elle fixera les objectifs du XIVe plan quinquennal (2021-2025) et les grandes orientations qui permettront à la Chine de devenir une « nation moderne » en 2035.

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via LeMonde

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