L’un des principaux groupes de presse portugais victime d’une attaque informatique

Capture d’écran du message s’affichant sur le sites d’Expresso et de SIC après le piratage.

Le groupe de presse portugais Impresa, qui possède notamment Expresso, l’un des principaux journaux du pays, ainsi que le groupe de chaînes de télévision SIC, a été victime d’une cyberattaque dimanche 2 janvier.

Les pirates ont modifié les pages d’accueil de plusieurs sites Internet du groupe, notamment ceux d’Expresso et de SIC, qui demeuraient toujours inaccessibles lundi dans la matinée. Ils ont aussi détourné le compte Twitter d’Expresso et envoyé un e-mail au nom de la rédaction de l’hebdomadaire annonçant (à tort) que le président de la République avait été accusé de meurtre.

Dans une publication sur Facebook, l’un des seuls canaux numériques actuellement à la disposition des journalistes de la rédaction, Expresso a dénoncé dimanche « une attaque sans précédent contre la liberté de la presse au Portugal à l’ère numérique ». Le groupe Impresa a aussi annoncé qu’il allait porter plainte et qu’il collaborait avec les autorités, en particulier la police et le Centre national de cybersécurité.

Un groupe déjà responsable de plusieurs attaques par le passé

L’attaque a été revendiquée par le groupe Lapsus$. Dans le message s’affichant sur les sites Internet piratés, les hackeurs ont affirmé avoir récupéré de grandes quantités de données et menacé de les divulguer si une rançon n’était pas payée. Ce mode opératoire évoque une attaque par rançongiciel, un logiciel malveillant qui paralyse les systèmes informatiques, les auteurs réclamant une rançon pour les déverrouiller.

Le groupe Lapsus$, qui s’exprime en portugais – une rareté dans le milieu –, avait déjà revendiqué le piratage de plusieurs sites appartenant au ministère de la santé brésilien ainsi qu’une attaque contre le service postal national brésilien, en décembre. Sur son compte Telegram, il a également affirmé être responsable d’attaques contre un opérateur téléphonique brésilien et contre plusieurs sites gouvernementaux du pays.

Voir aussi notre dossier : Attaques aux rançongiciels : la déferlante

Le Monde

via LeMonde

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