Opération « Barkhane » : une deuxième base militaire française transférée aux Maliens

Des soldats français se tiennent près d’un convoi de véhicules blindés, le 27 mars 2019, lors du début de l’opération de la force française « Barkhane » dans la région du Gourma, au Mali.

La force antidjihadiste « Barkhane » a transféré à l’armée malienne la base de Tessalit, dans le nord du pays, dans le cadre de la restructuration de ses opérations au Sahel, a annoncé mardi 16 novembre l’état-major français.

« Après celle de Kidal, l’emprise occupée par la force “Barkhane” à Tessalit a été transférée le 13 novembre aux Forces armées maliennes (FAMA). Les derniers soldats français ont quitté le site le 15 novembre », indique un communiqué de l’état-major : « Ce transfert a été progressif, maîtrisé et étroitement coordonné avec les FAMA et avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), dont un contingent de plusieurs centaines de militaires est déployé en permanence à Tessalit. »

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Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire de lutte contre les djihadistes au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire d’ici à 2023 ses effectifs dans la région à 2 500 ou 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd’hui. La base de Kidal avait été rétrocédée aux Maliens mi-octobre. Reste désormais celle de Tombouctou.

« Très bonnes conditions de dialogue »

Les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées le 25 septembre, lorsque le premier ministre de transition malien, Choguel Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, d’« abandon en plein vol ». Des critiques censées justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner, décrit comme proche du président Vladimir Poutine, pour compenser la réduction de la voilure de « Barkhane ». L’Union européenne (UE) a trouvé « un consensus » parmi ses 27 Etats membres pour sanctionner la société de mercenaires, a annoncé à cet égard, lundi, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

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Mais l’armée française insiste de son côté sur les bonnes relations avec les forces de Bamako. « Les unités maliennes et françaises se sont entraînées ensemble pendant plusieurs semaines pour partager leurs savoir-faire et préparer la pleine prise en compte de l’emprise par une compagnie renforcée des FAMA », a-t-elle assuré. « Différentes procédures de réassurance ont notamment pu être mises en œuvre », a-t-elle ajouté, saluant les « très bonnes conditions de dialogue avec les forces partenaires ».

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Le Monde avec AFP

via LeMonde

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