Pékin va imposer un contrôle renforcé des candidats aux élections à Hongkong

Pékin va imposer un contrôle renforcé des candidats aux élections législatives à Hongkong, a annoncé, vendredi 5 mars, un député chinois.

Le parlement chinois, réuni à partir de vendredi pour sa session plénière annuelle, est saisi d’une réforme du système électoral dans l’ancienne colonie britannique, qui devrait se traduire par une marginalisation des candidats de l’opposition pro-démocratie.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’économie et Hongkong au cœur de la session du Parlement chinois

L’Assemblée nationale populaire (ANP) a déjà imposé l’an dernier dans son territoire autonome une loi sur la sécurité nationale qui y a radicalement entamé les libertés politiques, en réaction aux manifestations de 2019 contre l’exécutif local pro-Pékin.

Pékin veut des « patriotes » puissent diriger Hongkong

Cette fois, aux termes de la loi présentée à l’ANP, un comité électoral inféodé au régime communiste sera chargé d’examiner les candidatures au Conseil législatif (Legco), le parlement hongkongais. Aucun candidat ne pourra se présenter sans l’aval de cette instance.

Le comité électoral aura pour tâche « d’élire une grande partie des membres du Conseil législatif et de participer directement à la nomination de tous les candidats », a déclaré devant la presse Wang Chen, vice-président du Comité permanent de l’ANP.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Hongkong : « Pour le parti-Etat, la question de la sécurité nationale est avant tout affaire de souveraineté »

Le Conseil législatif est actuellement composé de 70 députés dont la moitié sont élus démocratiquement et l’autre moitié par le comité électoral pro-Pékin. Ce dispositif a permis au pouvoir chinois de s’assurer des majorités favorables à Hongkong depuis la rétrocession du territoire britannique à la Chine en 1997.

A l’approche des élections législatives hongkongaises prévues en principe en septembre, Pékin a déjà fait savoir qu’il entendait faire en sorte que seuls des « patriotes » puissent diriger la région autonome.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

Total
2
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Post

La revue « Questions internationale » analyse les raisons de la crise du multilatéralisme

Next Post

Faire de Hainan un Hawaï asiatique : le rêve de Xi Jinping

Related Posts