Pérou : deux militaires tués et le chef du Sentier lumineux grièvement blessé dans des affrontements entre l’armée et la guérilla

Deux militaires ont été tués vendredi 12 août dans l’est du Pérou lors d’affrontements avec la guérilla du Sentier lumineux (SL), a annoncé samedi le ministère de la défense péruvien. Le chef de l’organisation armée maoïste, créée en mai 1980, a été « grièvement blessé ».

Depuis jeudi, l’armée et la police péruviennes ont lancé une opération contre les membres du SL dans la région de Vizcatan, dans l’est du Pérou. Ils ont réussi « à atteindre une série de camps terroristes, ainsi que le lieu où se trouvait Victor Quispe Palomino, alias camarade “José” », a précisé le ministère dans un communiqué.

« Il y a eu plusieurs tués au sein du SL et en particulier dans l’entourage de son chef “José” », selon le texte. Au cours de l’opération, l’armée et la police ont pu confisquer « des armements, des équipements, des ordinateurs, de nombreux ouvrages et des documents », ajoute le communiqué.

69 000 morts en vingt ans

Le président péruvien, Pedro Castillo, a annoncé sur Twitter avoir « ordonné la poursuite de la recherche des derniers terroristes », en affirmant que son gouvernement « ne baisserait pas les bras ». De son côté, le ministre de la défense, José Luis Gavidia, a précisé que l’opération poursuivait la guérilla dans cette zone de l’est du pays où elle a trouvé refuge.

La région de Vizcatan, zone de culture de coca et refuge des derniers éléments de la guérilla du SL, qui protège le trafic de drogue, est parcourue depuis deux décennies par des patrouilles de l’armée.

« Cela fait 12 ou 15 ans qu’ils sont là, la zone est difficile d’accès, ils ont des pièges et des grottes », a-t-il dit à la chaîne de télévision péruvienne. Un militaire blessé par balle a été hospitalisé et son état évolue « favorablement », a précisé le ministre.

En mars 2021, le numéro deux du SL, Jorge Quispe Palomino, alias camarade Raul, frère de Victor Quispe Palomino, alias camarade José, avait été tué dans cette même région. En deux décennies, les accrochages avec l’armée ont fait 69 000 morts, selon la Commission vérité et réconciliation.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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