Retour sur la carrière politique de Boris Johnson : mairie de Londres, gestion de la pandémie de Covid-19 et « partygate »

La coupe (de champagne) est pleine : le « partygate » pourrait avoir raison du gouvernement de Boris Johnson. Au Royaume-Uni, cinquante-quatre députés conservateurs ont annoncé, par lettre, leur souhait de voter une motion de défiance contre le premier ministre, issu de leur parti. Le scrutin aura lieu, à bulletin secret, lundi 6 juin. Si une majorité d’élus de son camp votent en défaveur d’un renouvellement de la confiance du Parlement envers lui, « BoJo » sera contraint de démissionner.

Une démission forcée serait, pour Boris Johnson, un énième épisode dans sa carrière politique émaillée de scandales et de gaffes. Le premier ministre s’est souvent fait remarquer par sa bonhomie, mais aussi par ses approximations. Lors de la campagne du Brexit, il a abusé du chiffre – très contesté – de 350 millions de livres sterling : il s’agissait, selon lui, de la somme payée par le Royaume-Uni à l’Union européenne chaque semaine.

Ses mandats de maire de Londres (2008-2016) présentent également des bilans comptables discutables. A l’occasion de la tenue des Jeux olympiques de 2012 dans la capitale, « BoJo » s’est lancé dans de nombreux projets, dont certains ont coûté cher à ses administrés alors même qu’ils n’ont pas vu le jour.

Cette année 2022 pourrait donc être celle de la révérence du premier ministre conservateur. La pandémie de Covid-19 a donné lieu au « partygate » : dans cette affaire politique, Boris Johnson a été accusé d’avoir participé à des festivités alors même qu’il avait imposé à la population britannique un confinement et des règles très strictes pour limiter les contaminations au SARS-CoV-2. En avril, il a été le premier dirigeant politique de son pays à être condamné à une amende forfaitaire.

via LeMonde

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