Royaume-Uni : des policiers blessés dans une manifestation qui dégénère à Bristol

La police affronte des manifestants devant le commissariat de police de Bridewell, à Bristol, le 21 mars.

Une manifestation contre un projet de loi renforçant les pouvoirs de la police a dégénéré dimanche 21 mars à Bristol, dans l’ouest de l’Angleterre, et plusieurs policiers ont été blessés, la ministre de l’intérieur dénonçant des « scènes inacceptables ».

A la suite d’une manifestation contre un projet de loi prévoyant notamment d’accroître les pouvoirs de la police face aux manifestations non violentes, des centaines de personnes ont convergé autour du commissariat de Bridewell. Deux policiers ont été hospitalisés, l’un a eu un bras cassé et l’autre souffre de côtes cassées, a indiqué la police d’Avon et du Somerset dans un communiqué publié sur Twitter.

« Ce qui a commencé comme une manifestation pacifique a tourné en désordre violent par l’action d’une petite minorité », a déclaré dans ce communiqué Will White, un responsable de la police qui a évoqué des scènes « absolument honteuses ». « Des officiers ont été l’objet de niveaux de violence et d’insultes considérables » a-t-il ajouté. Deux véhicules de police ont été incendiés et des dégâts commis à l’extérieur du commissariat. Des photos publiées sur le site de la BBC montrent un manifestant brisant les vitres du commissariat et des feux d’artifices éclatant au milieu de la foule.

« Une violence insensée »

La ministre de l’intérieur, Priti Patel, a dénoncé sur Twitter des « scènes inacceptables à Bristol ». « La violence et le désordre (commis) par une minorité ne seront jamais tolérés. Nos policiers se mettent en danger pour nous protéger tous », a-t-elle écrit. John Apter, président national de la fédération de la police d’Angleterre et du Pays de Galles a évoqué des « scènes horribles à Bristol ». « Ce n’est pas une manifestation, c’est juste une violence insensée », a-t-il ajouté.

Sur les pancartes des manifestants on pouvait lire « Dites non à un état policier » ou encore « La liberté de manifester est fondamentale pour la démocratie ». Le député travailliste de Bristol Nord Ouest, Darren Jones, a jugé les attaques envers la police « totalement inacceptables ». « On ne fait pas campagne pour le droit de manifester pacifiquement en mettant le feu à des fourgons de police ou en taguant des bâtiments », a tweeté le parlementaire.

Les rassemblements de masse sont actuellement interdits en Angleterre en raison de la pandémie de coronavirus. A Londres, une manifestation contre le confinement a rassemblé plusieurs milliers de personnes samedi. Au moins 36 personnes ont été arrêtées et plusieurs policiers blessés.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « La police par consentement » : au Royaume-Uni, une autre culture du maintien de l’ordre

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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