Royaume-Uni : la famille royale « préoccupée » par les accusations de racisme de Harry et Meghan Markle

Meghan Markle, duchesse de Sussex, le prince Harry et la reine Elizabeth II lors d’une réception au palais de Buckingham, à Londres (Grande-Bretagne), le 26 juin 2018.

Les accusations de racisme formulées par le prince Harry et son épouse, Meghan Markle, sont « préoccupantes » et seront prises « très au sérieux », a déclaré, mardi 9 mars, le Palais de Buckingham dans son premier communiqué après l’interview retentissante du couple diffusée dimanche 7 mars au soir sur la chaîne américaine CBS et sur les chaînes britanniques vingt-quatre heures plus tard.

« Les questions soulevées, en particulier celles liées à la race, sont préoccupantes. Bien que certains souvenirs puissent varier, elles sont prises très au sérieux et seront traitées par la famille en privé », peut-on lire dans le communiqué.

Déclaration faite au nom de la reine d’Angleterre, Elizabeth II, le 9 mars 2021.

La reine Elizabeth II est « attristée » par les difficultés dont ont fait part le prince Harry et son épouse et leur a témoigné son amour. « Toute la famille est attristée d’apprendre à quel point ces dernières années ont été difficiles pour Harry et Meghan », souligne le Palais de Buckingham, ajoutant que le couple et leur fils, Archie, « seront toujours des membres de la famille très aimés ».

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« Inquiétudes » sur la couleur de peau d’Archie

Annoncée plusieurs jours auparavant en grande pompe, l’interview du couple a bel et bien tourné au règlement de comptes avec la famille royale, donnant l’image d’une institution excessivement traditionaliste, voire institutionnellement raciste. Meghan Markle a notamment raconté s’être sentie si isolée et peu soutenue par sa prestigieuse famille d’adoption qu’elle avait eu « des pensées suicidaires » au cours de son cinquième mois de grossesse.

La duchesse de Sussex, qui est métisse, a également affirmé que des membres de la famille royale britannique s’étaient inquiétés de la couleur de peau de son fils, Archie, avant sa naissance. Ils ont exprimé des « inquiétudes (…) quant à savoir à quel point sa peau serait foncée », « ce que ça voudrait dire et à quoi cela ressemblerait », a-t-elle expliqué. Elle a expliqué que ces propos lui avaient été rapportés par son mari, sans vouloir donner l’identité de la ou des personnes ayant eu cet échange avec Harry parce que « ce serait très dommageable pour elles ». « C’était étrange », a dit Harry au sujet de cette conversation, refusant, lui aussi, de révéler qui en était à l’origine. « J’étais sous le choc. »

L’ancienne actrice a également déclaré que Buckingham avait refusé d’accorder une protection à l’enfant et que des membres de l’institution estimaient qu’Archie ne devrait pas recevoir de titre de noblesse, bien que ce soit la tradition.

De son côté, le prince Harry a affirmé que son père et son frère, le prince William, étaient « prisonniers » du système en tant que membres de la famille royale. « Ils ne peuvent pas le quitter », comme lui l’a fait après avoir pris conscience qu’il était lui-même « prisonnier ». Les deux époux ont expliqué leur mise en retrait et leur départ pour les Etats-Unis par la conjonction d’une pression médiatique intenable et du manque de soutien de la famille royale.

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Le Monde avec AFP

via LeMonde

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