Royaume-Uni : le métro de Londres quasi à l’arrêt en raison d’une grève massive


Ce vendredi 19 août, le Royaume-Uni connaît une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, entraînant, avec l’appui d’autres secteurs, le plus gros mouvement de grève depuis des décennies face à l’inflation.

Le mouvement ne faiblit pas en cette veille de week-end. Le métro de Londres est presque entièrement paralysé, vendredi 19 août, en raison d’une grève pour les salaires face à une inflation au plus haut au Royaume-Uni, au lendemain d’un débrayage massif de cheminots. Le reste du réseau de transports en commun est également fortement perturbé.

« Il n’y a quasi aucun service [dans le métro de Londres] », même si « deux lignes offrent une circulation réduite » avec un train toutes les quinze minutes environ, a fait savoir une porte-parole de l’opérateur de transports publics Transport for London (TfL). Le trafic des bus – également surchargés en raison du repli de nombreux Londoniens sur ce mode de transport – était, lui aussi, perturbé.

Si de nombreux usagers des trains jeudi se montraient compréhensifs envers les grévistes du rail, certains Londoniens en retard se montraient moins cléments vendredi. « Je comprends le message [que les grévistes] veulent faire passer à leurs patrons, mais (…) Londres est une grande ville et de nombreuses personnes ont besoin de se rendre à leur travail », critique Catherine Ondo, une vendeuse âgée de 25 ans.

Une mobilisation en raison de l’inflation

Le Royaume-Uni connaît ces jours-ci une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, la poste, les ports, le plus gros mouvement de grève depuis des décennies face à l’inflation. Une nouvelle journée de grève est notamment prévu dans les trains samedi.

Les négociations avec la multitude d’opérateurs ferroviaires privés du secteur sont dans l’impasse, selon les syndicats. Ces derniers ont, par ailleurs, rejeté une offre de hausse salariale de 8 % sur deux ans de Network Rail, entreprise publique de gestion des lignes ferroviaires, qu’ils accusent d’être conditionnée à des licenciements massifs.

Le ministre des transports, Grant Shapps, accusé par les syndicats de bloquer la situation, reproche de son côté aux organisations syndicales de refuser des réformes pour moderniser le rail. Il pourrait passer en force, a-t-il assuré, vendredi sur Sky News. « Si nous ne pouvons pas mettre en place ces modernisations, nous devrons [les] imposer », a-t-il dit.

via LeMonde

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