Le Collectif des amicales d’étudiants sur la visite du leader de Pastef à l’Ucad : «Si un groupe s’était opposé aux pro-Sonko, on aurait pu avoir des morts»

La visite de Ousmane Sonko à l’Université Cheikh Anta Diop n’est pas bien perçue par le Collectif des amicales d’étudiants. L’entité estime qu’en pleine pandémie, créer un rassemblement ne va pas dans le sens de lutter contre le Covid-19. «Depuis le 14 mars, nous avons évacué le campus social. D’énormes efforts ont été consentis pour sensibiliser les étudiants sur la pandémie. Nous avons réussi à stopper le virus à l’Ucad. Que ça soit Ousmane Sonko ou les autres partis politiques, nous tenons à leur dire que l’Université n’est pas un lieu pour la politique. Les combats politiques doivent se gérer dans le champ politique, mais pas dans l’espace universitaire. Nous sommes dans un temple de savoir», a déclaré hier, devant la presse, Steven Dame Sène. Le porte-parole du jour a expliqué que l’objectif des étudiants devrait être le redémarrage des cours plutôt qu’autre chose. «Les étudiants ne doivent plus accepter que des querelles politiques puissent nous diviser. Si un groupe s’était opposé aux sympathisants de Sonko, on aurait pu avoir des morts. Nous, représentants d’étudiants, alertons et invitons nos camarades que quelles que soient nos divergences, ce qui nous unit est plus fort. Nous devons prendre nos intérêts en considération et se dire que les politiques ne sont là que pour leurs gains politiques. Nous ne sommes là que pour les études. Nous ne devons pas perdre de vue cet objectif», a ajouté M. Sène qui souligne que «toute personne souhaitant se rendre à l’Ucad doit s’adresser au Coud pour obtenir une autorisation».

via LeQuotidien

Total
0
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Post

Interdiction de la vente de carburant au détail pour des raisons de sécurité : Les pro-Sonko avertis

Next Post

Guy Marius Sagna et Cie dénoncent l’arrestation de leurs camarades : «Déposer une lettre est devenu un crime au Sénégal»

Related Posts